Au-delà du diagnostic
Peut-être vous surprenez-vous à dire “ je suis ma maladie ”, sans même y penser. Et si cette phrase ne vous définissait pas ? Ces mots sont prononcés avec fatigue, résignation et parfois, colère. Pourtant, derrière eux, quelque chose d’essentiel se joue : le symptôme cesse d’être une simple expérience pour devenir une identité. Mais, rappelez-vous : vous n’êtes pas la maladie.
Cette épreuve de santé est une réalité, parfois lourde et envahissante. Elle impacte le corps, l’énergie, le quotidien, le travail et les relations. Elle peut bouleverser une vie entière. Mais elle ne définit pas qui vous êtes.
Il y a une différence immense entre dire “ je suis atteint d’un cancer ” et “ je suis cancéreux ”. Dans la première phrase, le diagnostic est une expérience. Dans la seconde, il devient une définition. Et cette nuance change tout.
Quand l’épreuve de santé façonne l’identité
Au fil du temps, surtout lorsque les symptômes durent, l’entourage, le corps médical et même l’administration vous renvoient constamment à cette étiquette. Dossier médical, rendez-vous, traitements, examens, reconnaissance en affection longue durée… Peu à peu, on se surprend à répéter “ je suis malade ” plus souvent que “ je vais bien ”. Cette répétition façonne l’identité.
Dans certains cas, l’esprit s’adapte pour survivre. Penser que « je suis ma maladie” permet d’expliquer ses limites et ses difficultés. Cela peut donner un sentiment de cohérence, voire une forme de protection. Mais à long terme, cette fusion peut enfermer et réduire l’expérience de soi à un simple symptôme.
Vous n’êtes pas la maladie. Vous êtes une personne qui traverse une épreuve de santé, et non l’incarnation de votre condition.
L’impact des mots sur le cerveau et l’identité
Quand quelqu’un se définit par son symptôme, comme en disant « je suis dépressif ”, son identité peut se réduire au diagnostic. Le cerveau enregistre ces mots et les considère comme une vérité globale. Pourtant, votre identité est bien plus vaste : souvenirs, compétences, passions, émotions, relations, rêves…
Cette condition peut occuper beaucoup de place, parfois envahissante, mais elle ne contient pas l’intégralité de votre identité. Reconnaître cela ne nie pas la souffrance, mais permet de redonner de l’espace au reste de qui vous êtes.
Retrouver une identité plus vaste que le diagnostic
Beaucoup de personnes finissent par se définir uniquement par leurs symptômes. Dans l’accompagnement en hypnothérapie, il est possible de prendre conscience de cette fixation et de redonner de la place à l’ensemble de votre identité. Le diagnostic reste présent, mais il ne domine plus toute votre vie.
Par exemple, repenser à un moment où vous vous êtes senti pleinement vivant, avant ou malgré l’épreuve de santé, permet de se reconnecter avec ces parts de vous souvent oubliées. Redécouvrir vos forces, vos passions, votre humour ou votre créativité aide à reconstruire une identité complète et nuancée.
Vous n’êtes pas la maladie : cette phrase n’est pas un simple slogan, c’est un rappel que votre identité est bien plus large que tout symptôme.
Se réapproprier son langage pour se réapproprier sa place
Changer une formulation peut sembler anodin. Dire “ j’ai une fibromyalgie ” au lieu de “ je suis fibromyalgique ” crée déjà une distance, une respiration. Cela ne supprime pas la douleur, mais vous replace au centre de votre vie, comme sujet et non simple porteur d’un diagnostic.
Parfois, laisser le symptôme occuper moins d’espace fait peur. On craint de disparaître ou de perdre une partie de soi. Et pourtant, c’est souvent l’inverse qui se produit : d’autres parts de vous peuvent réapparaître, telles que votre sensibilité, votre créativité, votre capacité d’aimer, votre énergie de vie.
Le diagnostic fait partie de votre parcours et raconte quelque chose de votre histoire. Mais il n’en est pas le tout. Vous n’êtes pas la maladie. Vous êtes un être humain vivant une expérience complexe, et votre identité ne se réduit jamais à un symptôme.
Si cette réflexion résonne en vous et que vous souhaitez retrouver une identité plus vaste que votre condition, je vous accompagne avec bienveillance dans ce cheminement.
Je vous propose de réserver votre séance.
À bientôt,
Hélène