Trouver l’équilibre entre protection et ouverture
La confiance en soi est souvent présentée comme une force intérieure, quelque chose que l’on devrait posséder pleinement pour avancer sereinement dans la vie. Pourtant, cette confiance ne se construit jamais seule. Elle se tisse aussi dans la relation aux autres, dans ce que l’on ose donner, dans ce que l’on accepte de recevoir. Elle se nourrit autant de nos expériences personnelles que de nos interactions, et c’est souvent dans la relation à l’autre que l’on découvre ce que l’on vaut réellement.
Faire confiance aux autres peut sembler naturel pour certains, difficile pour d’autres. Et bien souvent, lorsque la confiance accordée a été abîmée, c’est aussi la confiance en soi qui vacille. On peut alors se retrouver dans un dilemme : ouvrir son cœur et risquer la déception, ou se protéger en restant en retrait. Ces hésitations sont normales, et elles témoignent simplement de la valeur que l’on accorde à soi-même et à ses émotions.
Quand la confiance en soi dépend du regard extérieur
Il arrive que la confiance en soi repose davantage sur la validation extérieure que sur un sentiment intérieur stable. Dans ce cas, donner sa confiance aux autres devient presque une nécessité : se sentir reconnu, rassuré, confirmé dans sa valeur. On attend alors de l’autre qu’il reflète ce que nous pensons être, et toute forme de rejet ou de critique peut profondément fragiliser notre estime personnelle.
Mais lorsque l’autre déçoit, s’éloigne ou ne répond pas comme attendu, le doute s’installe. La question n’est alors plus seulement celle de la relation, mais celle de l’estime que l’on se porte. Dans ces moments, on réalise que la confiance en soi ne peut pas dépendre entièrement des autres. Elle doit se construire de l’intérieur, comme un socle solide qui soutient nos liens sans les rendre fragiles.
Peu à peu, certaines personnes apprennent à se refermer, à ne plus faire confiance, pensant ainsi se protéger. Pourtant, cette fermeture peut aussi fragiliser encore davantage la confiance en soi. La peur d’être blessé peut alors devenir un frein invisible, qui empêche non seulement de s’ouvrir aux autres, mais aussi de se connecter pleinement à ses propres désirs et besoins.
Donner sa confiance aux autres sans se perdre
Donner sa confiance ne signifie pas s’oublier ni se nier. Il ne s’agit pas non plus de tout accepter ou de tout tolérer. La confiance saine laisse une place à l’écoute de soi, aux ressentis, aux limites. Elle est à la fois un cadeau que l’on fait à l’autre et un acte de respect envers soi-même.
Savoir faire confiance aux autres devient possible lorsque l’on est connecté à ce que l’on ressent profondément. On peut alors donner sa confiance sans se mettre en danger. On sait reconnaître ce qui convient et ce qui ne convient pas, même lorsque l’autre est important. C’est un équilibre délicat, qui demande de l’attention et de la patience, mais qui ouvre la porte à des relations plus authentiques et apaisées.
Dans ce cas, la confiance accordée n’est plus un abandon de soi, mais un choix conscient. Elle devient un acte volontaire, basé sur l’expérience, l’observation et la compréhension de ses propres limites.
Retrouver une confiance plus stable
La confiance en soi ne se décrète pas. Elle se reconstruit souvent en douceur, en revenant à l’origine de ce qui l’a fragilisée. Certaines expériences, parfois anciennes, laissent des traces invisibles, mais bien présentes. Les blessures du passé, les critiques reçues ou les déceptions vécues peuvent créer des automatismes de méfiance qui persistent, même lorsque la situation présente ne les justifie plus.
Lorsque ces empreintes sont reconnues et apaisées, la relation à soi change. Et naturellement, la relation aux autres évolue aussi. La confiance devient alors plus juste, moins dépendante, plus solide. On peut accueillir l’autre sans jugement, offrir sa confiance sans peur excessive et recevoir celle des autres avec gratitude.
Il devient possible d’être en lien sans se suradapter, d’ouvrir sans se perdre, de faire confiance aux autres sans se renier. Cette liberté intérieure permet de créer des relations enrichissantes, où chacun peut être lui-même, sans faux-semblants ni masques.
Une confiance qui commence à l’intérieur
Au fond, la confiance en soi et la confiance donnée aux autres sont intimement liées. Plus la relation à soi est sécurisée, plus il devient simple d’entrer en relation avec l’autre de façon apaisée. Ce n’est pas un chemin linéaire : certaines journées, seront plus faciles d’autres, plus délicates, et c’est normal. L’important est de rester conscient de ses besoins et de ses limites, tout en laissant une place à l’ouverture.
Il ne s’agit pas de devenir invulnérable, mais de se sentir suffisamment solide à l’intérieur pour accueillir la relation, avec ses risques et ses richesses. La confiance, qu’elle soit envers soi ou envers les autres, n’est jamais un état acquis définitivement : elle se cultive chaque jour, dans l’écoute, la patience et la bienveillance.
Si vous ressentez que la confiance est un sujet sensible pour vous, que ce soit envers vous-même ou envers les autres, un accompagnement peut vous aider à y voir plus clair et à avancer à votre rythme.
Je vous propose de réserver une séance pour explorer ensemble ce qui freine aujourd’hui votre confiance et retrouver un lien plus serein avec vous-même et avec les autres.
À bientôt,
Hélène