Comprendre l’autre ne signifie pas être d’accord
Comprendre n’est pas tout accepter.
Il arrive parfois de comprendre profondément ce qui pousse une personne à agir ainsi. Vous percevez sa souffrance, ses blessures, ses peurs ou son histoire.
Et pourtant, malgré cette compréhension, quelque chose en vous continue de dire non.
Beaucoup de personnes culpabilisent à ce moment-là.
Comme si comprendre l’autre devait automatiquement conduire à accepter ses comportements, ses choix ou sa manière d’être.
Mais comprendre n’est pas cautionner.
Comprendre permet parfois de prendre du recul sur une situation.
Cela aide à voir l’être humain derrière la réaction, derrière la colère ou derrière certaines attitudes difficiles.
Mais cela ne signifie pas que tout devient acceptable pour autant.
Il existe une différence importante entre expliquer un comportement et l’excuser.
Vous pouvez avoir de l’empathie sans vous oublier
Vous pouvez entendre la douleur de quelqu’un sans devoir porter ce qu’il dépose sur vous.
Vous pouvez reconnaître qu’une personne souffre sans accepter qu’elle vous blesse.
Vous pouvez avoir de l’empathie sans vous oublier.
Certaines personnes pensent qu’être bienveillant signifie toujours faire passer les besoins de l’autre avant les siens.
À force de vouloir comprendre, elles finissent parfois par nier ce qu’elles ressentent réellement.
Pourtant, vos émotions ont aussi leur place.
Il est possible d’écouter quelqu’un avec respect tout en restant conscient de ce qui est juste pour vous.
Vous pouvez comprendre qu’une personne traverse une période difficile sans accepter certaines paroles, certains comportements ou certaines façons de vous traiter.
Comprendre n’est pas tout accepter au détriment de soi.
L’empathie ne devrait jamais demander l’effacement de soi.
Comprendre une personne ne change pas forcément ce que vous ressentez
Certaines personnes ont vécu des choses difficiles.
Dans certains cas, elles réagissent avec colère, distance, contrôle ou maladresse parce qu’elles ne savent pas faire autrement aujourd’hui.
Le comprendre peut apporter du recul et apaiser certaines réactions intérieures.
Mais cela ne transforme pas automatiquement ce qui est vécu en quelque chose de juste ou de supportable pour vous.
Parfois, on reste dans des situations qui nous font souffrir parce qu’on comprend trop bien l’autre.
- On trouve des explications à tout.
- On minimise ce qui nous touche.
- On finit même par culpabiliser de ressentir certaines limites ou certains besoins.
Pourtant, comprendre ne doit pas devenir une manière de se taire intérieurement.
Vous avez le droit de ressentir qu’une situation ne vous convient plus, même lorsque vous comprenez parfaitement pourquoi l’autre agit ainsi.
Comprendre l’autre ne vous rend pas responsable de ce qu’il ressent
Certaines personnes finissent par croire que parce qu’elles comprennent quelqu’un, elles deviennent responsables de son bien-être émotionnel.
Elles font attention à leurs mots, à leurs réactions, à leurs limites, de peur de blesser l’autre ou d’aggraver sa souffrance.
Petit à petit, elles prennent sur elles ce qui ne leur appartient pas réellement.
Mais comprendre une émotion ne signifie pas devoir la réparer.
Vous pouvez comprendre qu’une personne soit déçue, en colère ou triste, sans vous sentir obligé de changer votre décision pour apaiser son inconfort émotionnel.
Beaucoup de culpabilité naît à cet endroit précis.
Lorsque le simple fait de poser une limite donne l’impression d’être “méchant”, “égoïste” ou “insensible”.
Pourtant, une limite n’est pas une agression.
Ce n’est pas parce qu’une personne souffre de votre décision que votre décision est forcément mauvaise.
L’émotion de l’autre lui appartient, tout comme les vôtres vous appartiennent.
Comprendre ce que ressent quelqu’un peut aider à rester humain dans la relation.
Mais cela ne doit pas vous empêcher de respecter ce qui est important pour vous.
Comprendre n’est pas tout accepter, surtout lorsque cela vous éloigne de vous-même.
La compréhension ne doit pas conduire à l’effacement de soi
Certaines personnes portent une grande sensibilité émotionnelle.
Elles ressentent facilement les blessures des autres et cherchent naturellement à apaiser les tensions.
Mais à vouloir trop comprendre, elles peuvent finir par se couper d’elles-mêmes.
Petit à petit, elles s’habituent à supporter ce qui les blesse.
Elles doutent de leur ressenti.
Elles se demandent si elles ne réagissent pas “trop”.
Pourtant, reconnaître ce qui vous fait du mal n’est pas un manque d’ouverture ou de maturité émotionnelle.
La maturité émotionnelle ne consiste pas à tout accepter.
Elle consiste aussi à être capable de poser des limites sans haine et sans culpabilité.
Vous pouvez comprendre une personne et choisir malgré tout de prendre de la distance.
Vous pouvez entendre la souffrance de quelqu’un sans vous sentir obligé de porter ce qui ne vous appartient pas.
Comprendre peut apporter de l’apaisement.
Mais cela ne vous force pas à renoncer à vous-même.
Un temps pour vous
Si certaines situations relationnelles vous bousculent profondément et que vous souhaitez mieux comprendre ce qui se joue intérieurement, vous pouvez prendre rendez-vous pour une séance d’hypnose afin de retrouver plus de clarté et d’apaisement.
À bientôt,
Hélène