Histoire de l’hypnose

Histoire de l’hypnose

Les origines de l’hypnose

Les spécialistes, ont retrouvé des origines lointaines de l’hypnose chez les guérisseurs chamaniques, ainsi que chez les Sumériens, mais l’histoire de l’hypnose, débute au XIXe siècle, avec le médecin allemand Franz A Mesmer (1734-1815), .

À cette époque, Mesmer ne parle pas d’hypnose mais de « magnétisme animal », terme qu’il commence à utiliser en 1773. Son but est de donner une explication rationnelle aux phénomènes décrit sous le terme de « transe » et qui semblent désigner l’irrationnel. Il parle alors d’un état de « crise magnétique ».

Mesmer, pense que la maladie est un blocage et que ce blocage cède, grâce à l’intervention d’un fluide, administré par un magnétiseur.

Cette théorie du magnétisme animal, offre enfin une alternative aux conceptions religieuses, qui attribuaient les problèmes psychiatriques à des entités spirituelles (des démons).

En 1784, le marquis de Puységur (1751-1825), disciple de Mesmer, utilise le magnétisme animal, pour soigner les paysans sur son domaine. Il met alors en évidence la capacité de certain sujet magnétisé, à agir et à communiquer pendant la transe. Il décrit celle-ci comme un « sommeil magnétique ».

Le magnétisme, intéresse beaucoup les médecins français. Les autorités sont septiques, et après examens, contesteront la réalité physique du « fluide », tout en reconnaissant la réalité des effets thérapeutiques. Cette pratique sera alors, interdite aux médecins.

Cette même année, l’abbé Faria (1756-1819), prête catholique portugais, révolutionnaire et scientifique, et le baron Henin de Curvillers(1755-1841), rejettent la notion de « fluide magnétique ». Ils seront à l’origine des théories modernes de l’hypnose.

Hypnotisme

C’est en 1819, qu’Etienne Félix Henin utilise le terme « hypnotisme ».
En 1841, James Braid (1795-180), chirurgien écossais, reprend les travaux sur le magnétisme et définit alors l’hypnotisme, comme un « état de sommeil nerveux », dans lequel il est facile de plonger une personne, en utilisation l’induction de la fixation d’un objet brillant. Il utilise cette méthode pour les anesthésies, lors d’intervention chirurgicale.

L’âge d’or de l’hypnotisme en France.

Période allant de 1882 à 1892, marquée par les polémiques, entre l’école de la Salpêtrière de jean- martin Charcot, neurologue (1825-1893), et l’école de Nancy d’Hippolyte Bernheim (1840-1919), lui aussi neurologue.

1878 – Charcot étudie l’hypnose et réhabilite l’hypnotisme comme sujet d’études scientifiques, en la présentant comme un fait somatique pathologique, propre à l’hystérie.
Il décrit 3 grands états du grand hypnotisme des malades hystériques :

– léthargie
– catalepsie
– somnambulisme
Il constate qu’au réveil, le sujet fait preuve d’une amnésie totale.

1883– Bernheim effectue des expériences sur les suggestions criminelles.
Il définit l’hypnose comme un simple sommeil produit par la suggestion et susceptible d’applications thérapeutiques.

En 1884 il définit la suggestion comme « l’influence provoquée par une idée suggérée et acceptée par le cerveau ». Pour lui, il n’y a pas d’hypnotisme, mais uniquement de la suggestibilité.
La bataille fait rage.

Hypnose et psychiatrie

En psychiatrie, l’hypnose n’a pas non plus vraiment sa place. Freud, qui a suivi les enseignements de Charcot dès 1885, abandonne en 1895, jugeant cette pratique trop limitée et dangereuse. Ce qu’il veut, c’est comprendre le fonctionnement du cerveau. Il crée alors la psychanalyse.

Finalement, l’hypnose est oubliée et il faudra attendre la fin des années 50, pour que qu’elle soir réhabilité officiellement par la « British médical association ».

C’est principalement léon Chertock (1911-1991), psychiatre, qui réintroduira l’hypnose dans la pratique clinique, suite à une rencontre avec la psychiatre américain, Milton H Erickson ( 1901-1980).

Les différents courants de l’hypnose aujourd’hui

L’hypnose Ericksonienne

L’hypnose Ericksonienne (1930), vient du psychiatre et psychologue américain, Milton Erickson.

Milton Erickson, comprends rapidement, que si une grande proportion de la population n’est soi-disant, pas hypnotisable, c’est à cause à la pauvreté des techniques de communication utilisées. En effet, les techniques d’induction à cette époque, sont très directives et souvent autoritaires. Pour le sujet, cela ressemble à des ordres, auxquels il est logique qu’il ait envie de s’y opposer.

Il prouve ainsi que pratiquement tout le monde est hypnotisable. Il suffit de parler le langage de la personne et d’abandonner l’autorité et les suggestions directes pour privilégier la permissivité et les suggestions indirectes.

Erickson abandonne une bonne partie des rituels hypnotiques classiques pour développer des techniques de communication personnalisées pour chacun de ses patients. Il fait de la suggestion thérapeutique un art subtil. Il codifie toute une série de suggestions indirectes, dont les fameuses anecdotes et métaphores. Les suggestions deviennent plutôt des propositions ou des orientations permissives.

Erickson ne cherche pas à faire obéir le patient comme c’était souvent le cas en hypnose traditionnelle, mais il aide celui-ci à obtenir des réponses inconscientes. En fait, il l’aide à trouver des solutions en lui-même, dans un inconscient défini « stratégiquement » comme positif. Ce concept, s’avère très utile quant à l’efficacité thérapeutique de la méthode.

Aujourd’hui ce type d’hypnose est utilisé dans le domaine médical et psychiatrique, mais également dans les cabinets d’hypnose d’accompagnement.

L’hypnose Elmanienne

Dave Elman, tout comme Freud, s’est inspiré des travaux de Bernheim. Dès l’âge de 8 ans, il s’intéresse à l’hypnose. Son père souffrant d’un cancer, il demande de l’aide à un ami hypnotiseur, pour le soulager de toutes les douleurs que ce cancer provoquait. Ce fut un succès.

Ce jour-là, le jeune Elman, comprend l’énorme potentiel de l’hypnose. Il s’y consacre, et devient le plus jeune et le plus rapide hypnotiseur au monde.

En 1949, alors qu’il n’a aucun rapport avec le milieu médical, un ami médecin lui demande de former ses collègues médecins, dentistes et psychologues à l’hypnose.
Elman, à la différence d’Erickson, agit, très rapidement. Il dirige son sujet, et son travail, est très approfondi et écologique.

L’hypnose Elmanienne est une technique, qui permet d’aller rapidement dans un état profond. Elle ne passe pas par quatre-chemins, et permet des changements profonds et durables.

La nouvelle hypnose

Créée, par le sexothérapeute Daniel Araoz, élève de Milton Erickson. C’est une hypnose participative.

L’apport d’Erickson à la psychothérapie, réside dans le fait qu’il ne se concentre plus tant sur l’origine et la cause des problèmes que sur leur résolution comportementale ou cognitive.

Les hypnothérapeutes contemporains portent davantage leur attention sur le comment. Ils peuvent, ainsi aider leurs patients à changer, à s’épanouir et à aller vers leur objectif principal en générant un mieux-être.

Actuellement, la nouvelle hypnose permet d’aider un sujet à résoudre son problème, qu’il ait compris ou non, ce qui le provoque. Souvent les personnes savent pourquoi elles ont un problème, mais n’arrivent pas à le résoudre.

Le contexte de la relation hypnotique permet très vite au client de découvrir les meilleures solutions pour lui-même.

La programmation Neuro-linguistique (PNL)

Elaborée par John Grinder et Richard Bandler, dans les années 1970, elle est inspirée des travaux de M. Erickson. La PNL se présente comme l’étude des processus comportementaux acquis, considérés comme une Programmation Neurologique représentée par la Linguistique.

S’intéressant exclusivement aux informations émises sans interpréter les causes, la PNL formalise des protocoles permettant l’exploration et l’évolution de ces structures comportementales.

Elle s’intéresse notamment aux représentations mentales et aux automatismes. Elle les identifie, les schématise et peut les proposer comme stratégie : Pour explique simplement, si une personne qui échoue se répète tout le temps,  » c’est difficile « , une nouvelle programmation comme :  » je peux le faire « , associée à la réussite chez d’autres, peut être proposée.

La PNL vise ainsi à décrire, puis à reproduire les comportements efficaces. Ses techniques préétablies se fondent sur des présupposés. Elle vise à décrire ce qui est associé à l’expérience subjective d’une personne.

L’hypnose de nos jours

On sait aujourd’hui, grâce à l’imagerie cérébrale (IRM) et aux neurosciences, que l’hypnose agit directement sur le cerveau. Les preuves scientifiques ont permis de donner une crédibilité à l’hypnose jusqu’alors peu reconnue.

Il existe actuellement en France, de nombreuses formations en hypnose . Ces formations sont aussi bien, pour ceux qui voudraient s’installer en temps que praticien en hypnose que dans le milieu médicale. ces formations n’étant pas vraiment encadrée par la législation, il est important de bien se renseigner avant de faire son choix.

Actuellement, l’hypnose est utilisée en chirurgie, mais également pour compléter un large éventail de thérapie. C’est une approche complémentaire, et reconnue comme une aide efficace.

Hélène

Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Why ask?

Coordonnées

Hélène PORRY Hypnopraticienne

Adresse
1 b rue des usines 81290 Labruguière

Téléphone: 06.62.91.43.64

Newsletter Inscription

Fibromyalgie ou
le Cri du Corps

Auto-hypnose et hypnose, 2 outils merveilleux qui m’ont permis de vaincre la fibromyalgie.

Ce journal sans prétention, veut simplement vous faire découvrir, à travers mon histoire personnelle, tout ce que ces outils extraordinaires peuvent apporter dans notre Vie.