La carte n’est pas le territoire

La carte n’est pas le territoire

« La carte n’est pas le territoire », est un des présupposés de la PNL. Cette expression nous vient d’Alfred Korsybsky, fondateur de la sémantique générale, et est très utilisée dans les formations d’hypnose.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Cela signifie, que chaque individu, à sa propre vision du monde.

Quel que soit ce que l’on regarde, que ce soit une fleur, un paysage, un film ou toute autre chose, chacun a sa propre perception, et donc sa propre interprétation de la réalité.

Cela veut dire que le monde que nous percevons n’est pas LA réalité, mais NOTRE réalité. C’est notre monde, celui dont nous avons créé la carte.

La carte est à la représentation que l’on se fait du monde. Le territoire est le monde tel qu’il est réellement. Il y a un seul territoire, mais une infinité de cartes : la carte n’est donc pas le territoire.

Nous voyons le monde au travers de nos filtres.

Il y a le filtre neurologique, qui va utiliser nos cinq sens, puis les filtres sociaux culturels (notre éducation, notre culture, nos expériences et puis également avec nos croyances et nos valeurs.)

Ce filtre, tri et organise notre manière de penser et permet, d’être en phase avec nos propres repères.

Pour terminer, nous retrouvons un filtre qui nous est très personnel, qui est lui, issu de nos expériences dans la vie, de nos souvenirs, mais également de tous nos apprentissages.

La fable indienne

Pour comprendre, voici une fable indienne, intitulée : les 6 aveugles et l’éléphant. Cette fable, illustre simplement le fait que nous ayons chacun notre perception des choses :

Six hommes d’Inde, très enclins à parfaire leurs connaissances, allèrent voir un éléphant (bien que tous fussent aveugles) afin que chacun, en l’observant, puisse satisfaire sa curiosité.
Le premier s’approcha de l’éléphant et perdant pied, alla buter contre son flanc large et robuste. Il s’exclama aussitôt : Mon Dieu ! Mais l’éléphant ressemble beaucoup à un mur !
Le second, palpant une défense, s’écria : Ho ! Qu’est-ce que cet objet si rond, si lisse et si pointu ? Il ne fait aucun doute que cet éléphant extraordinaire ressemble beaucoup à une lance !
Le troisième s’avança vers l’éléphant et, saisissant par inadvertance la trompe qui se tortillait, s’écria sans hésitation : Je vois que l’éléphant ressemble beaucoup à un serpent !
Le quatrième, de sa main fébrile, se mit à palper le genou. “De toute évidence, dit-il, cet animal fabuleux ressemble à un arbre !
Le cinquième toucha par hasard à l’oreille et dit : Même le plus aveugle des hommes peut dire à quoi ressemble le plus l’éléphant ; nul ne peut me prouver le contraire, ce magnifique éléphant ressemble à un éventail ! Le sixième commença tout juste à tâter l’animal, la queue qui se balançait lui tomba dans la main. Je vois, dit-il, que l’éléphant ressemble beaucoup à une corde !
Ainsi, ces hommes d’Inde discutèrent longuement, chacun faisant valoir son opinion avec force et fermeté. Même si chacun avait partiellement raison, tous étaient dans l’erreur.

Notre cerveau fait son tri

Il semblerait que nous percevions plus de 2 milliards d’informations par seconde.
Seulement, notre conscient, n’est capable d’en traiter que moins de 10 en même temps.

Il y a donc un tri qui est effectué afin de ne conserver que ce qui est important pour nous.

C’est ainsi que des conflits relationnels peuvent éclater, parce que nous pensons, très souvent, que notre vision du monde correspond à celle de notre interlocuteur : c’est une confusion entre la carte et le territoire. Nous sommes persuadés de comprendre la personne, alors que ce n’est pas le cas.

Compléter notre carte du monde

Chacun d’entre nous a donc une vision partielle de la réalité, et pourtant nous sommes bien souvent persuadés de détenir La vérité !

Il est important d’admettre que notre carte du monde est incomplète, puisque notre jugement est troublé par nos propres filtres.

Quand on accepte ce fait, on peut alors s’ouvrir à l’autre en s’intéressant à sa vision du monde même si elle diffère complètement de la nôtre. Il sera possible alors de voir le monde avec ses yeux et enrichir notre propre carte.

Nous ne détiendrons pas la vérité absolue bien sûr, mais nous aurons une représentation plus juste et un peu plus complète du territoire, ainsi qu’une autre compréhension de l’autre.

A bientôt

Hélène

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Hélène PORRY Hypnopraticienne

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