La bélénophobie ou phobie des aiguilles

La bélénophobie ou phobie des aiguilles

On estime aujourd’hui en France que 10 % de la population souffre de phobies et parmi celles-ci nous retrouvons la bélénophobie ou phobie des aiguilles.

Cette phobie se manifeste d’un point de vue physique, par des palpitations, la tête qui tourne, des nausées, des crises de paniques et peut même aller jusqu’à l’évanouissement à la vue d’une aiguille.
Elle peut avoir une origine multifactorielle.

Sophie

Sophie (prénom modifié pour préserver l’anonymat), est une adolescente de 17 ans, qui depuis son plus jeune âge, à la suite de problèmes de santé, a dû subir de nombreuses piqures et prises de sang.

Petite, même si ce n’était pas toujours facile pour elle, cela se passait plutôt bien, car l’infirmière lui installait un masque anesthésiant. Elle ne sentait presque rien.

Un jour, alors qu’elle avait 10 ans, on a refusé de lui poser ce masque si sécurisant pour elle. On considérait qu’elle était maintenant assez grande.

Sophie bouge, complètement paniquée. Finalement, cette prise de sang qui aurait dû se dérouler tout en douceur a été un véritable cauchemar. Il a fallu recommencer plusieurs fois et elle a eu très mal.
À partir de ce jour, elle a développé une phobie des aiguilles.

Une phobie qui ne fait que grandir

Plus Sophie grandit, plus sa phobie prend de la place.
À chaque fois qu’elle doit subir une prise de sang ou un vaccin, elle est prise de panique.

Sa maman, infirmière, a bien tenté de lui faire tout cela elle-même, mais, c’est très compliqué… Seule elle n’y arrive pas et c’est le père de Sophie qui est obligé de la tenir. Cela ressemble à un film d’horreur pour elle, comme pour ses parents.
Seulement voilà, le Covid 19 a fait son apparition. Sophie ayant des comorbidités, doit absolument se faire vacciner…

Depuis qu’elle est au courant, elle est en état de stress. La peur est là, bien présente. L’angoisse monte de plus en plus et, elle ne veut pas y aller.

Après en avoir discuté avec elle, sa maman me contacte afin de savoir si l’hypnose pourrait aider sa fille.

Quelques minutes plus tard, un rendez-vous est fixé pour le mercredi, Sophie doit être vaccinée le vendredi.

La rencontre

Sophie, arrive au cabinet, toute souriante accompagnée de sa maman. C’est une jeune fille pleine de vie et joyeuse.

Elle me dit que cette peur lui gâche la vie, qu’elle se sent ridicule de réagir de cette manière, mais, que c’est vraiment incontrôlable.

Je lui parle de la phobie qui est une peur irrationnelle face à un objet, ou une situation qui pourtant ne représente pas ou peu, de danger véritable.

Comme toutes les personnes atteintes de phobies, Sophie est consciente de l’irrationalité de sa peur, mais elle ne peut rien y faire.

Je leur explique ce qu’est l’hypnose et comment Sophie va par le biais de son imagination établir un dialogue avec son inconscient afin de lui montrer que ce comportement ne lui convient plus et comment elle voudrait être à partir de maintenant.

La discussion continue. J’apprends à mieux la connaître et une relation de confiance se crée entre nous. Finalement, sa maman s’en va et nous commençons à travailler toutes les deux.

L’hypnose pour vaincre sa phobie

L’objectif de Sophie est simple : « Rester sereine quand elle doit subir un vaccin ou des prises de sang ».

Tout d’abord, je l’accompagne pour qu’elle entre doucement en état d’hypnose, puis plus profondément. Ensuite, je lui demande d’imaginer un lieu. Un lieu agréable pour elle, un endroit où elle se sent en sécurité.

Elle me décrit une vaste et belle bibliothèque, où elle s’installe confortablement afin de lire son livre préféré.

Pendant que sa partie consciente reste dans cette bibliothèque à lire tranquillement, je m’adresse à sa partie inconsciente, celle qui gère tous ses automatismes.

Elle entame un dialogue avec cette partie et lui explique que maintenant elle n’a plus besoin de ces réactions pour la protéger. Elle lui dit qu’elle est assez grande pour accepter une petite piqure de rien du tout.

Enfin, elle montre à cette partie inconsciente comment elle voudrait réagir. Elle imagine divers scénarios ou tout se passe exactement comme elle le souhaite.
Elle veut simplement rester calme et sereine.

Pour terminer, elle se projette dans le futur. Nous sommes vendredi et elle est dans la salle où l’on va lui faire son vaccin.

Elle se voit arriver tranquille, un petit peu stressée, mais c’est tout à fait gérable, me dit-elle. Elle entre dans le box, on lui fait son vaccin. Elle est restée sereine tout le long. Elle sourit.

Une fois sortie de transe, je lui apprends comment en autohypnose, retourner dans sa bibliothèque où elle se sent en sécurité.

Je lui explique que si elle en a besoin au moment du vaccin, elle pourra simplement y revenir le temps nécessaire et ainsi se sentir calme et confiante.

Conclusion

Le vendredi, Sophie est allée faire son vaccin comme prévu.

Sa maman m’a appelé pour me donner des nouvelles.

Tout s’est parfaitement bien passé et en plus elle est tombée sur une de mes collègues infirmières, praticienne en hypnose, qui a fait sa formation ici, dans le Tarn, avec l’Académie Epione.

Sophie, lui a expliqué le travail que nous avions fait et ma collègue a pu l’ accompagner jusqu’à sa bibliothèque.

Elle a reçu son vaccin dans le calme et la sérénité.

Bravo à cette jeune fille pour le merveilleux travail qu’elle a effectué.

Vous aussi vous avez un comportement que vous aimeriez modifier ? Prenez rendez-vous

A bientôt,

Hélène

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Coordonnées

Hélène PORRY Hypnopraticienne

Adresse
1 b rue des usines 81290 Labruguière

Téléphone: 06.62.91.43.64

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